Projet de sensibilisation et d’information en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Evidemment, notre action ponctuelle et de petite envergure ne prétend pas avoir résolue tous ces problèmes, mais elle a, à nos yeux, constitué un début encourageant et espérons-le aura permis d’amorcer une prise de conscience locale.

L’objectif de ce projet de sensibilisation était tout d’abord de contribuer à faire tomber les tabous, les préjugés, les idées fausses qui circulent sur la maladie du VIH/SIDA, lutter contre la stigmatisation des personnes touchées par cette maladie et mettre à disposition plus d’information sur le virus, sur ses modes de transmission, la gestion de la maladie, les façons d’éviter sa propagation. En effet, en raison d’un faible accès à l’information au VIH/Sida, les pays les plus pauvres sont en général les plus touchés car moins en mesure de se protéger et par conséquent plus vulnérables à l’infection du VIH. Sans oublier que la pauvreté entraîne aussi des comportements à risque (prostitution, etc) et des stigmatisations qui peuvent aboutir au rejet des personnes malades, et à leur déchéance.

Mais il était également important d’agir sur la systématisation des violences faites aux femmes car il s’agit d’une pratique considérée presque comme « culturelle » en PNG et qui n’est pourtant pas acceptable. Les différences de culture ne doivent pas justifier ces comportements, et il est important de prendre conscience de l’importance du respect de l’autre et de la place déterminante des femmes dans le développement de la communauté. Mais loin de nous l’idée de venir en porteur de vérité, nous souhaitions juste leur apporter les outils qui permettraient cette prise de conscience et cette possibilité et nécessité de changement dans les comportements.

Pour cela, nous avons apporté des documents de sensibilisation et d’information sur ces deux thématiques, mis en place des petits jeux de rôle dans les communautés où nous avons été reçues et favorisé les débats et échanges d’idées afin de réfléchir ensemble sur cette situation et tenter de trouver les sources de ces comportements et de trouver des alternatives.

Notre travail s’est tout d’abord construit en amont, par des recherches et des rencontres de professionnels en France, puis elle s’est construite petit à petit au contact des populations et des circonstances.

Nos rencontres et nos découvertes des cultures locales nous ont beaucoup enrichis, bien plus que ce que nous avons pu leur apporter et nous ont laissé un souvenir d’échanges et d’émotions impérissable. Plus que jamais, ce premier projet nous a motivé pour continuer l’aventure au plus près de ceux qui en ont besoin.