Le Myanmar en quelques mots

Flag_of_MyanmarLa RĂ©publique de l’Union du Myanmar, ex-Union de Birmanie, est le plus vaste État d’Asie du Sud-Est continentale. NĂ©e des frontières laissĂ©es par la Grande-Bretagne, le Myanmar se dĂ©coupe en 7 rĂ©gions et 7 États et englobe une multitude d’ethnies diffĂ©rentes. Depuis 2005, la capitale officielle est Nay Pyi Taw situĂ©e Ă  300 km Ă  l’intĂ©rieur des terres, mais l’ensemble des activitĂ©s Ă©conomiques se concentre toujours dans la ville de Rangoon. Avec une superficie (678 000 km2) et une population (54 584 650 hab) proches de celles de la France, le pays prĂ©sente pourtant des diffĂ©rentes importantes. IndĂ©pendant du Royaume-Uni depuis le 4 janvier 1948, le Myanmar doit faire face en 1962 au coup d’État qui bouleversera l’avenir du pays. Durant de longues dĂ©cennies s’est cumulĂ©e une succession de dictatures militaires dont les multiples rĂ©percussions se ressentent encore aujourd’hui. La libĂ©ralisation et l’ouverture progressive du Myanmar depuis 2011 laisse espĂ©rer une amĂ©lioration des conditions de vie des populations locales et un dĂ©veloppement favorable aux plus dĂ©munis, mais le chemin Ă  parcourir reste long et l’éducation est l’un des principaux secteurs qui continue Ă  pâtir de cette situation.

L’éducation au Myanmar
Pays à large dominante agricole, le Myanmar affiche un taux de scolarisation officiel de près de 90%, mais ces chiffres ne reflètent en rien la réalité sociale bien différente et masquent les énormes disparités qui accablent les populations locales.
Au Myanmar, l’éducation primaire est obligatoire pour tous les enfants mais cela représente un sacrifice important pour nombre de familles qui doivent prendre en charge les uniformes, les repas et les fournitures scolaires de leurs enfants tout au long de l’année. Pour beaucoup, l’éducation est devenue un luxe. La plupart des familles pauvres n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école au-delà de l’enseignement primaire. Moins de la moitié poursuivent leur scolarité après 9 ans et la majorité persévérante ne réussit pas toujours à terminer l’année. Contraint de participer aux besoins du foyer familial et subissant le poids de la pauvreté, de nombreux enfants viennent en aide à leur famille en gardant les bêtes ou en travaillant dans les champs, délaissant ainsi l’école à laquelle ils sont pourtant inscrits.

Le système éducatif birman est organisé comme il suit : Primary school – Grade 1 à 5 (de 5 à 9 ans), Post-Primary school – Grade 6 à 8 (de 10 à 12 ans), Middle School – Grade 9 (13 ans), et High School – Grade 10 à 11 (de 14 à 15 ans).
Si le coût de l’apprentissage est important pour nombre de familles démunies, d’autres éléments viennent perturber cet accès à l’école déjà compliqué. Chaque village possède sa propre école primaire afin que tous les enfants de chaque village puissent suivre les cours essentiels des premières années. Cependant, cette prise en charge des infrastructures scolaires ne se poursuit pas toujours au-delà de l’enseignement primaire et ce sont souvent les villages les plus importants qui sont en mesure d’accueillir post-primary school, middle school, et High school.

Lieu de réalisation – La Dry zone, région isolée et aride du pays
L’école de Myay Soon West est située dans le Township de Chauk et dans la région de Magwe, dans une zone appelée « Dry Zone ».
Cette « Dry Zone » est une vaste zone aride située au centre du Myanmar, qui comprend les régions de Magway, Mandalay et Sagaing. Alors qu’elle ne représente que 13% de la superficie du pays, elle regroupe environ 14,5 millions d’habitants, soit plus d’un quart d’une population totale de 54 millions. La jonction des chaînes de montagnes des Régions Rakhaing et Chin à l’ouest de cette zone constitue une barrière naturelle qui empêche les pluies de la mousson de venir l’arroser normalement et lui donne ce nom qui illustre bien l’une des principales difficultés de ses habitants.
Zone rurale pauvre à domination agricole, le township de Chauk abrite de nombreuses familles dont les revenus sont souvent très faibles et pour lesquelles l’éducation des enfants n’est pas toujours une priorité. La sécurité alimentaire est souvent la première exigence et les coûts engendrés pour envoyer les enfants à l’école ne peuvent la plupart du temps pas être assumés et cette situation amène les enfants à devoir subvenir aux besoins de leurs proches.
C’est dans ce contexte difficile que se trouve l’école de Myay Soon West.